Les trophées existent depuis aussi longtemps que la chasse récréative. À partir de bois, crânes, pattes ou même d’animaux entiers, la taxidermine
a pour but de donner aux bêtes abattues une apparence vivante ou ornementale, les transformant en objets de décoration a l’esthétique discutable. Coup d’oeil sur cet artisanat tout particulier avec Virginie Petot-Lanaud, taxidermiste en Côte-d’Or.
La tête de ce chevreuil fraichement abattu sera congelée avant d’être préparée par Virginie.
Elle mettra en avant ses bois dit « de velours ».
La taxidermie, aussi dite « naturalisation », est un travail particulièrement minutieux
qui exige une bonne connaissance de l’anatomie animale.
Une fois la peau de l’animal traitée et tannée, celle ci est assemblée sur un mannequin. Aujourd’hui, la plupart sont en mousse synthétique selon un modèle standard a retravailler.
Chaque animal abattu est associé à un bracelet qui le répertorie. Viriginie en a besoin pour prouver que l’anial traité a été abattu légalement. Il permet également de différencier une commande
d’une autre, comme sur ces trophées qui ne sont composés que du sommet du crâne d’un animal et de ses bois ou cornes. Ce type de trophée en nommé, tout à fait à propos, un massacre.
On m’a dit qu’il était important de se confronter a des sujets avec lesquels on a peu de choses
en commun : c’est maintenant chose faite.
La taxidermie, quand elle n’est pas à but pédagogique ou scientifique, fait l’objet de critiques, puisqu’elle nécéssite évidemment la mort de l’animal et est associée à toutes les dérives bien connues de la chasse récréative. Le but de ce reportage est de mettre en lumière les différents aspects de cet artisanat tout particulier – et un peu glauque – où la beauté animale rencontre la mort.